Souffleur de verre

Souffleur de verre, entre création et minutie

Pratique qui voit ses débuts entre le IIIe et le Ier siècle avant notre ère, on doit l’invention du soufflage du verre aux Phéniciens ou aux Babyloniens, inventeurs de la canne à souffler. Il s’agit ainsi de créer des volumes creux pour un moindre coût, ainsi qu’une légèreté d’objet jusqu’alors inégalée.
Aujourd’hui, la pratique du soufflage du verre se fait de plus en plus rare, et la déperdition de ces artisans s’explique par des demandes de moins en moins courantes, l’industrialisation massive en étant le principal responsable. Cependant des formations de souffleur de verre existent toujours. Retour sur une pratique en voie d’extinction…

Que signifie « être souffleur de verre » ?

Le souffleur de verre a pour matière première le verre en fusion, qu’il manipule et façonne pour créer des objets décoratifs ou utilitaires, comme des services de vaisselle, ou des vases, ou encore des sculptures.
Dans la pratique, il s’agit d’un métier qui demande une grande inventivité, une bonne maitrise de soi, ainsi qu’une minutie prononcée, et un attrait pour le perfectionnisme. Patient et appliqué, le souffleur de verre est artisan autant qu’un artiste, ce qui rend son travail d’autant plus précieux.

Les tenants et aboutissants du métier de souffleur

Trois voies proposent l’enseignement du métier de souffleur. D’abord en Île de France, avec le CAP souffleur de verre option verrerie scientifique, suivi d’un Bac pro artisanat et métiers d’art option verrerie scientifique et technique pour arriver à un niveau Bac.
Ensuite un CAP arts du verre et du cristal, accessible dès l’obtention du brevet des collèges. Ce CAP ouvre sur un BMA souffleur de verre.
Enfin, dispensé uniquement en alternance à Lyon, il existe le CAP souffleur de verre option enseigne lumineuse.
Ces diverses formations, permettent d’arriver à différentes fonctions, en fonction de l’ancienneté et l’expérience. Cueilleur/euse, qui prélève le verre en fusion du four pour l’apporter au souffleur. Souffleur/euse, qui donne forme à l’objet. Chef de place, niveau le plus haut de la hiérarchie, qui réalise les pièces les plus fragiles et délicates. Artisan, qui gère une entreprise de verrerie.

En fonction de la renommée acquise et de la clientèle, le salaire minimum pour un souffleur oscille entre 1200 et 1700€/mois.

 

Crédit photo :Verrerie d’art

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